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 Un démon nommé Médée

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Aetheline

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Messages : 75
Date d'inscription : 26/11/2017

MessageSujet: Un démon nommé Médée   Lun 8 Jan - 19:34

Citation :
Vous êtes cordialement conviés au banquet du manoir Hauteclaire le 8 de ce mois.

Manoir Hauteclaire
Ishgard

Le carton d'invitation fut ainsi envoyé au marchand de vin que Le professeur BELTARDOIS souhaitait attirer dans ses filets... accompagné de sa charmante épouse bien évidement.


Une réunion avait eu lieu la veille.

La mise en scène imaginée par Valemont avait été exposée ainsi que le piège. Chacun avait son rôle et savait quoi faire.

La journée passa vite et les préparatifs furent terminés dans les temps grâce à l'efficacité de Vivielle.
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Margotoise
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Messages : 38
Date d'inscription : 12/01/2018
Localisation : Lavandière

MessageSujet: Re: Un démon nommé Médée   Ven 12 Jan - 13:57

C'est terminé...

______________________________




Il n’avait que somnolé durant la nuit. La journée s’était écoulée beaucoup trop lentement à son goût, mais aussi beaucoup trop vite. Vivielle, la gracieuse servante de Valemont, lui avait proposé à boire, à manger, mais il était incapable d’avaler quoi que ce soit. Une terreur sourde lui nouait les entrailles tandis qu’il faisait les cent pas dans sa chambre. Et si tout se passait mal ? Si leur plan ne fonctionnait pas ? Médée viendrait-elle seulement ? Réussiraient-ils à la duper assez longtemps pour la conduire dans la cage ? Une fois-là, parviendrait-il à tenir sa promesse ?


Quand le soir vint enfin, il sentit son envie d’en découdre faiblir face à la terreur sourde qu’il éprouvait. Le montrer ? Jamais ! Ils avaient tout organisé, et tout se déroula exactement comme Valemont et son équipe l’avait préparé. Dans la cave, où l’attendait la cage qui devait la détenir, Tristan faisait les cent pas. À l’étage, il n’y eut pas d’éclats de voix, pas de hurlements, pas de bruit, ce qui laissait à penser que tout se déroulait à merveille à l’étage. Tristan attaquait les ongles de sa main gauche quand la porte s’ouvrit enfin.
Il se jeta sur le côté pour éviter d’être vu, mais il avait eu le temps de l’apercevoir. Cette beauté glacée, cette élégance… Elle était telle qu’il l’avait vue pour la dernière fois, quand il l’avait épiée à Ul’dah. Telle que lorsqu’il l’avait traquée à Port-aux-Vins. Et dans le Coerthas. Telle qu’elle était lorsqu’elle avait croisé sa route, un jour d’hiver, à Sharlayan. Il serra les poings. La terreur reflua ; la fureur l’envahit. Quand il entendit enfin la clé tourner dans la serrure, il sortit de sa retraite. Valemont n’hésita pas une seule seconde : saisissant Médée par le bras, il l’enferma dans la cage.
Mais elle avait de la ressource, beaucoup plus qu’ils ne l’imaginaient. Tristan connaissait sa fourberie, mais elle était encore bien plus retorse qu’il ne le pensait. La voir reprendre son numéro de victime lui donnait envie de hurler, de serrer ses mains autour de ce cou gracile, mais il ne le pouvait pas. Au-delà de sa fureur, quelque chose le retenait. Il avait promis de la faire souffrir. Il avait juré sur la tombe de sa femme et de son fils, il avait fait serment auprès de cet homme qui avait, lui aussi, tout perdu à cause d’elle. Je te prendrai tout… Pourtant l’homme qui l’accompagnait semblait être innocent. Quant à elle… Avait-elle été humaine, un jour ? Que restait-il ?
Tout avait changé dès que Nymelia avait rassemblé de l’éther. Médée y avait puisé comme dans une source, plongeant la jeune femme dans une illusion connue d’elle seule. Tour à tour, Valemont, Aetheline… Tristan lui-même, tous avaient subi les illusions de la créature. Ce dernier ignorait ce que ses compagnons avaient vu, mais pour son ami il le devinait sans peine. Valemont rêvait d’une famille… L’idée qu’elle puisse jouer avec leurs sentiments le rendait fou de rage. Elle leur donnait ce qu’il souhaitait, en absorbant leur éther au passage, tandis qu’ils s’abandonnaient à ces rêves tant désirés. Mais Médée était incapable de les attaquer. Elle ne possédait aucun pouvoir susceptible de les blesser physiquement : seule sa capacité à les manipuler et à absorber leur éther les mettait en danger – en réel danger, puisqu’elle réussit même à obliger Valemont à ouvrir la porte de sa cellule.
Ils parvinrent cependant à dépasser leurs illusions, et quand Médée, acculée, fut à nouveau repoussée dans sa cage, Tristan sut que l’heure était venue. Nymelia lui intimait de mettre fin à tout cela. Il s’y était préparé. Pourtant, sa main tremblait lorsqu’il tira le poignard qu’il avait dissimulé dans sa botte. Il n’utiliserait pas de magie. Les autres sortirent ; il ne prêta pas attention aux protestations d’Aetheline. Il tenait sa vengeance. Médée suppliait, pleurait. La comédie ne l’émut pas. Avait-elle eu pitié de tous les enfants, toutes les femmes qu’elle avait poussés à la mort ? Avait-elle eu pitié de tous ces maris, ces pères, qui avaient vus leur vie brisée à cause de sa folie ?


Les hurlements de Médée, pourtant, ne lui apportèrent pas la moindre satisfaction. Faire couler son sang et lui arracher ces cris ne l’apaisaient pas. Il avait cru qu’il en tirerait une jouissance surpassant toute sa douleur ; il n’en fut rien. Quand les pleurs de la créature se changèrent en sarcasmes, quand elle évoqua avec quel plaisir elle avait poussé Isabeline à tuer son fils, Tristan crut devenir fou à son tour. Il se souvint de toutes les tortures qu’il avait imaginées. Tant pis s’il y perdait son âme : elle souffrirait.
Mais Valemont prouva – s’il en était encore besoin – à quel point son amitié était précieuse. D’un seul coup de lance, il mit fin à la fois aux tourments de Médée et à ceux de Tristan. La créature s’effondra. Tristan aussi.

Et à présent ?

Il se sentait vide. Durant trois ans, il avait poursuivi cette chose, rêvant de la vengeance qu’il avait finalement été incapable d’accomplir. Que lui restait-il, désormais ? Il n’avait plus de but, plus de rêves, plus de désir. Où irait-il ? Que ferait-il ? Valemont lui avait offert l’hospitalité, et Tristan restait prostré, inerte, sans pouvoir décider. Les lames de son tarot reposaient sur la table de chevet, mais il ne pouvait les consulter. Le poids sur ses épaules ne s’était pas allégé.
Il fallut une visite pour que tout change, d’une personne qui n’avait pas pris part à tout ça, mais qui savait mieux que quiconque tout ce qu’il avait éprouvé ces dernières années. Il lui avait envoyé une lettre pour lui faire part de sa victoire sur Médée. Juste quelques mots après trois années de silence. Elle avait traversé le continent pour le retrouver. Et quand il s’effondra dans les bras de sa sœur, les mots qu’elle prononça, pourtant pas si différents de ceux que son meilleur ami avait soufflés à son oreille, résonnèrent d’une façon tout à fait spéciale.

« C’est terminé. Tu as réussi ! »



Dernière édition par Margotoise le Mer 17 Jan - 19:20, édité 1 fois
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Nymelia
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Age : 32
Localisation : Forêt de l'Est

MessageSujet: Re: Un démon nommé Médée   Mar 16 Jan - 11:56

*La Sylve, seule témoin des murmures de Nymelia lors de ses pérégrinations*

Je fus aveugle.. je fus fourvoyée. Une illusion bloquant mon esprit, quelques brèves secondes.
Même aujourd'hui, je n'arrive toujours pas à y croire.
Ma magie, pour une fois usitée, inapte à purifier un être du néant.
Si ma seule force n'est plus fiable, alors je n'ai plus rien à faire en ce lieu et à ce poste.
Si les esprits soulignent une nouvelle fois ma faiblesse, je quitterais cette communauté pour retourner à la Sylve à laquelle je fus arrachée. Ils ne comprendraient pas, alors je ne leur dirais rien.

Le chaos s'était introduit dans les esprits.
La confiance égrainée au fur et à mesure des secondes.
L'éclatante et redoutable vérité sur chacun ainsi exposée n'aidant en rien.
Aetheline a fait preuve d'un manque de confiance plus que palpable. Ses émotions dépassant toute raison. Harald, imperturbable fut un soutien non négligeable et surtout inaltérable. De même que Fawn.. qui malgré ses doutes, a privilégié la confiance.
Valemont et moi même furent les jouets du Destin. Cause et solution de tous les maux en cette soirée.
Tristan s'est montré moins déterminé devant le fait accompli.
Valemont a su entendre mes mots, et a fait ce qui devait être fait.

Notre groupe fut ébranlé, la superficialité de notre professionnalisme alliée à notre manque d'expérience agirent comme un éboulement.
Le temps est notre allié, si nous sommes assez forts pour comprendre nos erreurs.

Je crois en nous.
Puissent mon autorité discutée, mes mots mis en doute, ma sagesse analysée nous soutenir et nous rallier.

Un dîner, ensemble.. Valemont, vous êtes parfois aussi imprévisible que juste. Et dire que je me targue d'être plus sensible à l'harmonie que vous..

Nos destins sont liés, nous l'avons tous senti, en ce jour.
Oublions la honte, oublions les doutes, oublions nos peines. Car nous avons servi le bien, sous toutes ses formes.
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